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lUnion
Sportive Monastirienne |
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Comme
toutes les équipes tunisiennes, lUnion
Sportive Monastirienne, crée pour défendre
les valeurs sportives et faire valoir lesprit
déquipe, a connu des moments difficiles
du temps du protectorat. Elle ne pouvait rester
indifférentes aux agissements des colons
et encore moins à leur désir de faire
plier les tunisiens et de les asservir. Ce
nétait nullement par hasard que les
autorités coloniales avaient tout fait pour
étouffer Ruspina sports.
Il y avait partiellement réussi puisque lUnion
Sportive Monastirienne naissait en fait des cendres
de Ruspina Sports.
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1923
1956 : LUnion Sportive Monastirienne
U.S.M- est certainement lune des plus
anciennes associations sportives de Tunisie ou plus
exactement Sociétés Sportives,
pour reprendre le terme exact usité à
lépoque.
Bien
quelle soit née officiellement le 13
juin 1942, date de la publication au Journal Officiel
Tunisien du décret de sa création,
sa naissance remonte au 17 mars 1923, date de la
fondation de la société Ruspina
Sports.
LU.S.M
se situe, en fait, dans le prolongement de Ruspina
Sports non seulement au niveau de léquipe
dirigeante dont bon nombre des membres étaient
reconduits à la direction de lUSM mais
également et surtout au niveau des joueurs
dont certains ne sétaient aperçus
du changement de nom que quelques mois plus tard.
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Parmi
les joueurs qui faisaient partie de cette première
vague des années trente, nous nommons : Hédi
Bourguiba, Hassine Guedira, Ali Ouerdani, Hamadi
Gouider, Sadek Allègue, Ali El May, Mohamed
Guilène, Fredj Jaâffar et Hassine Rhim.
Le
Comité Directeur, quant à lui, était
présidé par Mohamed Salah Sayadi,
maire de la ville de Monastir et membre du Grand
Conseil Beylical.
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Les
Sports pratiqués à lépoque
étaient principalement le football, le tir
et la préparation aux examens du brevet de
préparation militaire élémentaire.
La pratique de ces disciplines au sein de la société
Ruspina Sports nexcluait
pas lexistence dautres activités
sportives dans le cadre dautres associations
telles La Boule Monastirienne
ou encore le Tennis Club de Monastir.
A
la fin des années trente Ruspina
Sports connut dinnombrables difficultés
financières et une suite de disgrâces
au sein du grand public qui loin dêtre
insensible aux méfaits du colonialisme, sengageait
résolument contre lui par la création
déquipes de quartiers. Jamais la ville
de Monastir, nous révélaient des anciens
joueurs et autres supporters, navait connu
autant dengouements pour ce Sport. Ainsi naissaient
la Patriote Sport,
de Mohamed Chaouch, et autres Oiseau
Bleu et Hirondelle Bleue.
Au
moment même où Ruspina
Sports périclitait, des
voix sétaient élevées
pour unifier les autres équipes et faire
une sorte de sélection qui porterait le nom
: «Union Sportive Monastirienne». Mustapha
Ben Jannet, nationaliste et militant de la première
heure doublé dun footballeur aguerri
luttait contre ce clanisme étriqué
et plaidait pour une seule et unique association
sportive. Le choix du terme Union
nétait pas fortuit. Bien au contraire,
il traduisait cette volonté aussi sincère
que tenace de présenter une équipe
bien soudé et homogène.
Le 13 juin 1942, le décret de création
de lU.S.M est signé et lUSM héritait
du solde créditeur de Ruspina
Sports soit 5.395 Fr, lit on
dans le registre de comptabilité qui a été
jalousement conservé par le gardien de but
des années 50, Mahmoud Merchaoui.
Ce
document dune valeur historique inestimable
pour lU.S.M est certainement un exemple de
concision reflétant avec autant dexactitude
que de fidélité la trésorerie
de léquipe et partant son évolution
à travers trois décennies (Les années
40, 50 et 60).
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Contrainte,
dès sa création, au repos pour cause
de guerre, lassociation Omnisports U.S.M organisait
des rencontres amicales particulièrement
avec les équipes de Mahdia et lEtoile
Sportive du Sahel ESS- dont le fief, la ville
de Sousse, était durement touchée
par les bombardements du 1942.
Venant
en aide de sa voisine, lU.S.M, comme le notifiait
le registre de Comptabilité, supportait les
frais de déplacement des étoilistes,
frais dont le montant sétait élevé
à 2000 Fr. en 1945 et que lEtoile avait
remboursé en 1954.
Si
la fin de la guerre coïncidait avec un regain
de lintérêt et un engouement
des Monastiriens pour le football, lU.S.M
comptant plus de 100 joueurs dont la moitié
évoluait dans léquipe senior
et la seconde moitié dans les catégories
des jeunes, les années daprès
et particulièrement le début des années
cinquante étaient réellement très
difficiles.
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Avec
la recrudescence de la lutte nationale contre le
protectorat Français, les sportifs se liguaient
contre les exactions des colons qui de leur coté
faisaient tout pour couper les vivres à lU.S.M
dans lespoir den précipiter la
faillite. Salem Bchir, Président de lassociation
à lépoque nous précisait
que le commissaire de police Joulak tout en poussant
le Comité Directeur à organiser un
grand gala pour renflouer sa trésorerie et
en leur promettant de dégager par moins de
500 mille Fr. de bénéfices nets, sapait
leurs efforts en faisant courir le bruit que le
gala était annulé. La
chance était de notre coté et on avait
pu annuler le gala sans trop de dégâts
concluait Salem Bchir.
Ce
nétait là quun épisode
dun bras de fer qui ne devait sachever
quavec lindépendance du pays.
L U.S.M qui avait troqué la tenue bleue
et blanc en remplacement de celui de Ruspina
Sports, blanc étoilé de
bleu sur le coté gauche de la poitrine, a
commencé à sépanouir
faisant le bonheur des milliers de spectateurs qui
avec lindépendance du pays en 1956
et lavènement du régime républicain,
vont assister à la métamorphose de
leur équipe.
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1956
1980 : Avec lindépendance
de la Tunisie, lU.S.M allait connaître
un véritable tournant grâce à
lintérêt quallait porter
Habib Bourguiba, Premier président de la
République tunisienne, à sa ville
natale Monastir et à léquipe
quil na jamais cessée de soutenir
et daimer.
Véritable
manne ou geste symbolique ? Ni lun ni lautre.
Déjà au cours de la saison 1957
- 1958, le registre de Comptabilité fait
état dun don de 15 dinars de la part
de Habib Bourguiba, ce don passera à 200
dinars au cours de la saison .
Mais
cet apport matériel aussi important soit
il, ne représentait rien devant
le soutien moral quapportait Bourguiba par
sa présence, quand ses hautes charges les
lui permettaient, à des matchs ou à
des simples entraînements de lUSM
à la fin desquels le chef de lEtat
nhésitait pas à poser avec
les joueurs pour une photo souvenir.
Pour
Mahmoud Chaouch qui avait présidé
aux destinés de lU.S.M au cours de
la saison : Jamais lU.S.M
na connu des moments plus exaltants que
ceux ayant suivi lindépendance du
pays. Combien de rencontres ont été
rehaussé par la présence du chef
de lEtat en personne sans que ces matchs
soient des finales de coupe ou ayant un enjeu
sur le championnat ? Combien de fois le Président
de la république a fait don de sommes non
négligeables au profit de lassociation
sans compter les stages de tous les joueurs à
létranger ?.
Sur
le terrain lU.S.M na pas démérité
et bien quelle nait pas remporté
de titres ni en Coupe ni en Championnat, elle
a eu le grand mérite de faire vibrer plusieurs
milliers de supporters sans compter lencadrement
de centaines de sportifs dans les différentes
disciplines telles que le football, le basket
- ball, le hand - ball, le volley - ball, le ping-pong,
le cyclisme, la natation, le ski nautique, lathlétisme,
etc.
Bref,
une somme de disciplines à même de
répondre aux attentes dune jeunesse
retrouvant à la fois la liberté
et gouttant aux plaisirs des sports et plus particulièrement
du sport roi, le football.
Telle était lU.S.M des années
soixante et soixante dix, une association omnisports
fourmillant de jeunes férus de football
et aimant leurs couleurs bleu et blanc malgré
ses relégations répétées
en division dhonneur, des relégations
qui navaient jamais dépassé
trois saisons daffilés. A chaque
fois lU.S.M. revenait à la charge
et remontait en nationale A
pour étonner et surprendre par sa fraîcheur,
son football de très bonne facture et lesprit
créatif de ses dirigeants.
Cest
au cours de la saison 1961-1962 que lU.S.M
a accédé pour la première
fois en division nationale après avoir
passé deux saisons en division 3 (1957/1958)
et (1958/1959) et une saison (1959/1960) en division
dhonneur.
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Au
cours des deux décennies des années
soixante et soixante dix les supporters vivront
entre la joie et lallégresse dune
accession bien méritée en division
supérieure et la tristesse et la déception
dune relégation parfois injustifiée.
1980 à nos jours : Les années quatre
vingt, vont constituer un véritable virage
avec un semi professionnalisme qui allait motiver
plus dun joueur et permettre à léquipe
de football de se maintenir 14 années de
suite en division nationale, un fait sans précédant.
Un record.
Léquipe
jouait bien et le Comité Directeur le lui
rendait bien tout comme les supporters qui, toujours,
plus nombreux encourageaient leur équipe.
La
saison était incontestablement
la meilleure année. Avec 8 victoires, 8
défaites et 10 matchs nuls, lU.S.M
occupait une confortable 5ème place loin
de tous les dangers.
Au
cours de la saison , lattaquant
Nebil Kalboussi était classé deuxième
buteur de la Division Nationale à égalité
avec Tarak Dhiab de lEspérance Sportive
de Tunis et Khaled Touati du Club Africain.
Au
cours de la même saison, lU.S.M sétait
qualifié pour les quarts de finales de
la Coupe de Tunisie de football mais perdait à
Monastir contre le Club Africain (1 - 0) au cours
de la séance de prolongation.
Cette
situation ne devait malheureusement pas durer
et la saison sannonçait
très difficile sur tous les plans et plus
particulièrement matériel. Quatre
entraîneurs sétaient succédés
pour venir en aide à une équipe
réellement en crise puisque souffrant de
plusieurs défaillances.
Tout
portait à croire que léquipe
sétait inscrite dans la logique dune
relégation inéluctable. Ce qui fût
fait.
Mais
le pire devait arriver au cours de la saison 1994
- 1995. Alors quon pensait que les joueurs
allaient réagir pour accéder en
Division Nationale senfonçait
pour se retrouver en 1ère Division «C»,
selon la nouvelle organisation de la F.T.F.
Au
cours de la saison , Habib Allègue
prend les rênes de léquipe
qui na pas trouvé beaucoup de mal
à simposer et à accéder
en Division dHonneur Poule Sud avant de
réintégrer deux saisons plus tard
la Division Nationale « A » et de
se maintenir parmi le groupe play - off au cours
de la saison et de continuer jusquà
la fin à défendre jalousement ses
couleurs bleus et blancs dans un environnement
footbalistique où le semi - professionnalisme
a fait son entrée par la grande porte.
Depuis
la saison 1997 - 98, toutes les équipes
de la nationale «A» sont entrées
dans cette nouvelle expérience du semi
- professionnalisme.
Cela
a eu pour conséquences immédiates
dopérer un choix sur les disciplines
à encourager. Pour lU.S.M, le choix
sest porté sur deux disciplines à
savoir le football et le basket - ball.
Certaines
disciplines ont été maintenues en
veilleuse (hand-ball et volley-ball) avant de
disparaître. Si le football navait
apporté que peu de satisfaction, le basket-ball,
par contre, allait porter au zénith, lenthousiasme
des supporters de lU.S.M et pour cause ;
cette équipe, lune des meilleurs
de Tunisie, allait remporter le Championnat de
Tunisie au cours de la saison et le
championnat et la coupe de Tunisie de basket
ball au cours de la saison daprès
1999-2000. Une bien belle manière de récompenser
les efforts faits par le Comité Directeur
présidé depuis par lhomme
daffaires Ali Benzarti.
À
travers un manageriat à succes, M. Zouhair.
Chaouch a continué sur la lancée
et a reussi a faire de l'USM une equipe de haut
niveau avec des joueurs qualifiés.
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Source:
l'Union Sportive Monastirienne : un ballon et des racines
(en langue arabe), 1999, écrit par Monsieur Mohamed
BERGAOUI Journaliste-ecrivain.
Pour
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